Travaux universitaires

Publications universitaires – André Chamson

1998 – Thèse Littérature française, Université Paul Valéry, Montpellier III – CELLIER GELLY Micheline, André Chamson et le cycle des camisards : romans et récits historiques (Direction : Michel Collomb). Publiée aux Presses du Septentrion, janvier 2001.

  • Composition du jury : Michel Collomb, professeur, Université Paul Valéry, Montpellier III (directeur de thèse) ; Jean-François Durand, professeur, Université Paul Valéry, Montpellier III ; Philippe Joutard, professeur, Université de Provence, Aix-en-Provence I (président) ; Anne Roche, professeur, Université de Provence, Aix-en-Provence.

  • Résumé : André Chamson (1900-1983) a consacré les vingt dernières années de sa production littéraire au thème des Camisards et aux luttes protestantes en publiant La Superbe, La Tour de Constance et Les Taillons successivement en 1967, 1970, 1974 puis, Castanet, le Camisard de l’Aigoual et Catinat, le gardian de Camargue en 1979 et 1982. Cet ensemble de textes constitue le corpus élargi de cette étude. La référence camisarde qui s’était déjà exprimée de façon souterraine, se déploie enfin longuement dans son œuvre. Chamson avait conscience qu’elle avait informé sa vie et son caractère. La tradition camisarde a exercé sur lui une pression coercitive en déterminant un habitus moral fondé sur des valeurs défendues par les ancêtres combattants : s’engager et résister deviennent pour lui des nécessités. Elle a eu aussi un pouvoir explicatif car elle a généré des théories sur l’Histoire et le temps.
  • Sur le plan littéraire, le sujet se développe, dans son œuvre, sous deux formes opposées et complémentaires : le roman historique, genre long, très codifié dont il semble respecter les contraintes et le récit historique, forme courte et plus floue, qu’il investit pour faire la biographie de deux chefs camisards. Les deux séries présentent des lignes de continuité car des thèmes forts – mémoire, région, religion, référence aux ancêtres – sont repris, modulés et des processus de ressassement apparaissent qui situent bien le rapport à l’Histoire sur le mode de l’obsession et de l’affectif. Mais des points de rupture entre romans et récits surgissent également qui relèvent de l’épistémologie – la place de l’Histoire, les choix historiographiques, les rapports avec la fiction – mais surtout du projet fondateur de l’écriture qui détermine des stratégies discursives différentes : du roman au récit, Chamson passe de l’apologie à l’argumentation justificative, travaillant l’image du Camisard, dans une perspective de réhabilitation, sur le double plan romanesque et historique

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