Travaux universitaires
Publications universitaires – André Chamson
1973 – Thèse, Université Toulouse II – CASTEL Germaine, André Chamson et l’Histoire. Une philosophie de la paix. Thèse parue chez Édisud, Aix-en-Provence, 1980, 266 p. Préface d’André Chamson.
- 4e de couverture : L’histoire des historiens inscrit des faits, des dates, imagine des enchaînements logiques, mais elle n’atteint pas, elle n’exprime pas la vérité de la vie qui est un mystère de liberté et d’amour ; car les peuples font les guerres mais jamais n’aspirent aussi passionnément qu’à la paix.
L’homme échappe au temps et se fait une autre histoire que l’histoire : telle est la conviction de celui qui a choisir de croire à l’homme et de recueillir l’héritage de sa culture. Cette histoire qui ne se raconte pas a pour principe un mouvement de libre adhésion à la vie et pur fin un ordre volontaire et intelligent qui a nom civilisation.
André Chamson fait resplendir dans son œuvre un acte d’espérance en la victoire de l’homme cheminant à travers les misères des opprimés, les larmes des souffrants, le sang des victimes. S’il lui arrive de trembler pour la petite flamme qui vacille au souffle des violences humaines, il sait bien qu’un progrès est toujours possible par les vues modératrices de la raison., par l’esprit de conciliation et de fraternité ; car le courage naît au temps de l’incertitude, comme l’espérance est une étoile et une vertu de la nuit.
1978 – Thèse Littérature française, Strasbourg II, – HOWARD Barbara Janice, L’univers intellectuel et romanesque d’André Chamson.
1987 – Thèse Lettres modernes, Tours – HAMZAOUI Abdelfettah, La genèse de la liberté et son accomplissement dans l’œuvre d’A. Chamson. Direction : Daniel Leuwers.
- La plupart des ouvrages d’André Chamson, sinon toute l’œuvre, est pratiquement axée sur un thème essentiel ; celui de la liberté. Ce qui est surtout intéressant chez cet auteur c’est le fait qu’il a analysé avec une certaine précision les tenants et les aboutissants de cette liberté qui lui tenait tant à cœur. En effet, André Chamson n’a jamais cessé de canaliser tout son génie vers ce qu’il qualifie, tour à tour, de »liberté des libertés » ou de »mère des libertés ». Quoi qu’il en soit, il s’est toujours acharné à la décrire sous tous les angles. En ce sens, la lecture des écrits d’André Chamson m’a paru particulièrement intéressante à tous les points de vue. Mon intention est de tenter de démontrer comment et pourquoi André Chamson a mis l’accent, dans ses écrits, sur ce concept.
1995 – Mémoire de DEA – DURET Cécile, André Chamson, un intellectuel dans la cité, 1919-1939. Histoire du XXe siècle, Paris, IEP. Direction : Michel Winock.
1998 – Thèse Littérature française, Université Paul Valéry, Montpellier III – CELLIER GELLY Micheline, André Chamson et le cycle des camisards : romans et récits historiques (Direction : Michel Collomb). Publiée aux Presses du Septentrion, janvier 2001.
- Composition du jury : Michel Collomb, professeur, Université Paul Valéry, Montpellier III (directeur de thèse) ; Jean-François Durand, professeur, Université Paul Valéry, Montpellier III ; Philippe Joutard, professeur, Université de Provence, Aix-en-Provence I (président) ; Anne Roche, professeur, Université de Provence, Aix-en-Provence.
- Résumé : André Chamson (1900-1983) a consacré les vingt dernières années de sa production littéraire au thème des Camisards et aux luttes protestantes en publiant La Superbe, La Tour de Constance et Les Taillons successivement en 1967, 1970, 1974 puis, Castanet, le Camisard de l’Aigoual et Catinat, le gardian de Camargue en 1979 et 1982. Cet ensemble de textes constitue le corpus élargi de cette étude. La référence camisarde qui s’était déjà exprimée de façon souterraine, se déploie enfin longuement dans son œuvre. Chamson avait conscience qu’elle avait informé sa vie et son caractère. La tradition camisarde a exercé sur lui une pression coercitive en déterminant un habitus moral fondé sur des valeurs défendues par les ancêtres combattants : s’engager et résister deviennent pour lui des nécessités. Elle a eu aussi un pouvoir explicatif car elle a généré des théories sur l’Histoire et le temps.
- Sur le plan littéraire, le sujet se développe, dans son œuvre, sous deux formes opposées et complémentaires : le roman historique, genre long, très codifié dont il semble respecter les contraintes et le récit historique, forme courte et plus floue, qu’il investit pour faire la biographie de deux chefs camisards. Les deux séries présentent des lignes de continuité car des thèmes forts – mémoire, région, religion, référence aux ancêtres – sont repris, modulés et des processus de ressassement apparaissent qui situent bien le rapport à l’Histoire sur le mode de l’obsession et de l’affectif. Mais des points de rupture entre romans et récits surgissent également qui relèvent de l’épistémologie – la place de l’Histoire, les choix historiographiques, les rapports avec la fiction – mais surtout du projet fondateur de l’écriture qui détermine des stratégies discursives différentes : du roman au récit, Chamson passe de l’apologie à l’argumentation justificative, travaillant l’image du Camisard
2012 – Thèse Sorbonne Université Paris – SOUNY Elisabeth, Le roman de pays dans l’entre-deux-guerres : la passion de la terre. Direction : Michel Murat.
- Composition du jury : Alexandre Didier, Baudelle Yves, Coyault Sylviane, Murat Pierre, Schaffner Alain
- Résumé : Cette thèse examine la façon dont une notion ancienne, la notion de pays, réactualisée par l’École vidalienne de géographie française et transmise par l’École de la Troisième République, a innervé et, pour ainsi dire, dynamisé la production romanesque rustique de l’entre-deux-guerres en France. Nous constatons, en effet, une forte corrélation entre cette géographie humaine et républicaine du début du siècle et la production littéraire de l’entre-deux-guerres. La configuration d’un cadre générique, le roman de pays, dans le champ littéraire français de l’entre-deux-guerres est donc l’hypothèse globale de ce travail. Le rôle du motif du pays est étudié dans l’œuvre de Marcel Aymé, Henri Bachelin, André Chamson, Maurice Genevoix, Jean Giono, Henri Pourrat et C.-F. Ramuz, pour ne citer que les principaux auteurs de notre corpus. Une mise en perspective historique de cette production textuelle nous permet d’étudier les relations de cette littérature aux discours de savoirs qui la portent, avant d’examiner la portée sociologique et socio-politique d’un genre fortement corrélé à un appareil pédagogique républicain. Enfin, nous sommes sensible à la construction progressive d’une poétique du genre qui permet de dégager des intrigues-types et leur signification historique. Ce travail entend ainsi démontrer que la passion de la terre a pu être une source de renouvellement du genre romanesque en un temps de crise et de mutations accélérées.
2022 – Mémoire de master 1, Sciences humaines et sociales, Université Lumière Lyon 2, ENSSIB – BESSON Anaëlle, André Chamson et la Grande Guerre. Direction : Nicolas Beaupré.
2024 – Mémoire Master 2, Lettres modernes, Université Jean Moulin, Lyon 3 – VERNET Aurélie, « Régister » : André Chamson, la guerre et Le Puits des miracles. Direction : Lionel Verdier. Télécharger Le Mémoire
2024 – BERGES Maxime, Thèse Littérature française, Sorbonne Université – La volonté d’être homme – Pour une histoire du roman du « nouveau mal du siècle » à L’Espèce humaine (1924-1947). Direction : Jean-Louis Jeannelle.
- Composition du jury : Jean-Louis Jeannelle, professeur, Sorbonne université (directeur de la thèse) ; Hélène Baty-Delalande, MCF, Université Rennes 2 ; Aude Bonord, professeur, Université Paul Valéry, Montpellier III ; Guillaume Bridet, professeur, Sorbonne Nouvelle ; Thomas Hunkeler, professeur, Université de Fribourg ; Françoise Simonet-Tenant, professeure, Sorbonne université (présidente).
- Extrait du résumé : « En cinq moments qui se recoupent parfois, nous reconstituons le déroulement des débats de l’époque depuis le « nouveau mal du siècle » (1924) de Marcel Arland à L’Espèce humaine (1947) de Robert Antelme. Dans la première partie (1924-1931), nous explorons la remise en question de la philosophie cartésienne. Les écrivains cherchent à redéfinir l’être en s’appuyant sur une métaphysique du moi principalement abordée à partir de leur corps. Au tournant des années trente (1928-1934), les écrivains mettent le roman au service d’une cause sociopolitique de sorte qu’il n’est plus question d’une introspection mais d’une réflexion sur les conditions de vie des individus. Puis le paysage littéraire français connaît une rupture nette après les émeutes antirépublicaines du 6 février 1934, division qui s’accentuera jusqu’aux accords de Munich (1934-1938). Les écrivains cherchent alors une littérature efficace, actuelle et responsable au point parfois de mettre le roman entre parenthèses pour défendre au mieux la communauté́ des hommes ou promouvoir l’avènement d’un « homme nouveau ». Cet engagement fort a suscité un rejet de la politique pour une génération qui émerge à la fin des années trente et qui explore les frontières de l’humain (1938-1943). Finalement, la Seconde Guerre mondiale provoque un sursaut d’engagement qui débouche cependant sur une désacralisation du héros (1942- 1947). Une nouvelle éthique est formulée, qui concerne moins l’écrivain que le lecteur. On attend toujours de l’écrivain qu’il porte témoignage, mais également du lecteur qu’il entende la parole de ceux qui étaient jusqu’alors exclus de la notion d’homme : d’une « métaphysique du moi », on en vient à s’intéresser aux romans des Autres. »
- Extrait de l’introduction : « André Malraux, seul auteur présent dans chaque partie, nous sert de point de référence tant il a représenté, dès ses premiers romans, l’homme des années trente. Traversant tout l’entre-deux-guerres jusqu’à être lui-même au centre d’un débat après-guerre pour son engagement auprès du Général de Gaulle, Malraux a été modèle à suivre ou à rejeter, mais toujours reconnu unanimement pour la qualité de son œuvre romanesque. Il illustre, en somme, l’homme nouveau et le renouveau du roman. Trois autres écrivains ont compté à l’époque par leurs œuvres romanesques ou essayistes et ont participé à tous les débats mais en choisissant des camps différents : Pierre Drieu la Rochelle qui s’est converti au fascisme en 1934, André Chamson dont le pacifisme a été mis à l’épreuve pendant les événements et Paul Nizan, communiste sectaire. Ces auteurs ont mené de front une œuvre diverse, définissant chacun leur tour quelle était la mission de la littérature et du roman, et gardant toujours, quoique de façon divergente, l’homme pour horizon. L’analyse de leurs trajectoires visera à mettre au jour l’évolution plus ou moins distante, parfois croisée, des grands courants idéologiques qui dominent à l’époque. Voilà, avec ces quatre écrivains, la colonne vertébrale de notre étude. »